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Dans le cadre du dialogue national du 07/9/2018 sur l’éducation pour un comportement Sexuel et Reproductif Responsable chez les jeunes, l’ABUBEF a organisé un panel de discussion animé par les jeunes, le Dimanche 09/9/2108.

Le sujet du jour était : « Défis des jeunes en matière d’éducation pour un comportement Sexuel et Reproductif Responsable »

5 jeunes représentant le mouvement d’action des jeunes de l’ABUBEF (MAJ), la Croix Rouge du Burundi et l’Association des Leaders Unis dans l’Auto-développement ont participé à ce panel.

Au cours des discutions, les  jeunes ont évoqué la culture burundaise comme étant une barrière d’échanges entre parents et enfants sur la sexualité car cette notion est souvent considérée comme tabou ou grossière dans la société burundaise. Cela cause beaucoup de conséquences négatives aux jeunes comme les grossesses non désirées, les mariages précoces, les maladies sexuellement transmissibles, le VIH SIDA…

Ces jeunes ont émis Certaines recommandations :

  1. Aux parents :

-Les parents sont appelés à discuter avec leurs enfants sur la santé sexuelle et reproductive

  1. Au Gouvernement du BURUNDI :

-Mettre en place des clubs de discussions en milieu scolaire et  dans la communauté,

- Promouvoir la scolarisation des jeunes filles y compris même les filles-mères,

- Mettre en place une loi sur la santé sexuelle et reproductive

  1. Aux OSCs 

Multiplier les panels, les formations, les ateliers ou les discussions sur la santé sexuelle et reproductive responsable en langue maternelle.

 

 

 

En date du 07 septembre 2018, l’ABUBEF a organisé une réunion de consultation des Organisation de la Société Civiles (OSCs) et des Femmes Leaders sur la loi sur les violences basées sur le genre (VBGs), à l’Hôtel Best OutlookHôtelà BUJUMBURA.

Dans son mot d’accueil, la Directrice Exécutive de l’ABUBEF, Dr Donavine UWIMANA a indiqué que  cette réunion a comme objectif de promouvoir la mise en œuvre de la loi N°1 /03 du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des VBGs.

A son tour, le secrétaire permanant du ministère des droits, de la personne humaine et des affaires sociales et du Genre, Félix NGENDABANYIKWA qui a ouvert solennellement cette réunion, a apprécié les travaux de l’ABUBEF en matière de lutte contre les VBGs. Il a déclaré que, la lutte contre les VBGs exige une mise en commun des efforts detous les acteurs sans réserves. Il a dit qu’appréhender lephénomène des VBGs n’est pas un exercice à la portée de n’importe qui. Il est d’autant complexe qu’il est multiforme et n’épargne aucune couche sociale, aucun n’individu quelque soit son âge ou son statut dans la société car elles peuvent être physique verbal sexuel ou moral.

Il a ajouté que les VBGs sont une menace de tous les instants, avec des conséquences dramatiques sur l’équilibresociétal. Félix NGENDABANYIKWA a dit que les VBGs freinent le progrès vers le développement, particulièrement celui des femmes et des filles qui constituent souvent la majorité des victimes. Il a précisé que les données disponibles au Ministère sont significatives a ce sujet : en 2015, 79.75% des victimes des VBGs étaient des femmes, en 2016,17 782 sur 22491 étaient des femmes, en 2017, 17072 sur 21329 étaient de sexe et 2018 pendant e 1er semestre 7960 sur 9593 sont des femmes. Venir à bout de ce fléau requiert des changements de comportement.

 Le représentant du Ministère du Genre  a partagé le contenu du plan stratégique National de lutte contre les VBs (2018-2022 :quelques défis ont été identifiés dans le phénomène des VBGs au BURUNDI notamment : les barrières socio-culturelles, application du principe de tolérance zéro, l’offre d’une assistance juridique reçu , l’absence de  mécanismes clairs  de protection des témoins, le renforcement des corps de police/sécurité en matière de la lutte contre les VBGs et la mobilisation et l’engagement contre les VBs.

 La DirectriceExécutive de ABUBEF aensuite partagéle contenu du rapport sur la situation de la femme africaine publiéepar l’Institut de Médecine Tropicale d’Amsterdam en partenariatavec IPPFqui analyseentre autres le contenu des législationsnationales enmatière de prévention et de lutte contre les VBG notamment à travers4indicateursclés (les violences domestiques ; la criminalisation des violences conjugales, le harcèlement sexuel et letrafic des êtres humains.

Les participants ontpris connaissance du contenu de la loi de la loi N°1/03 du 22 Septembre 2016 portant prévention des victimes, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre. Il a été constaté que la loi répond aux4indicateurs clés mais quele fait que la loi soit en français limite l’appropriation du contenu par son utilisation par ceux-là qu’elle est censée protéger. En outre ; Il aaussi étéconstatéquelaloi nécessite d’être appuyé pard’autresdispositions qui devraient être inscrit dansune loi spécifique santé de la reproduction qui n’existe pas pour le moment auBurundi.Une autre limitation vient du fait que certainsinstruments importantsen matière des droits des femmes tels que le protocole ont la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (protocole de Maputo)ne sont pas encore ratifiés ou élaborés s par le Burundi) cequi favorise le maintien des équilibres genres qui favorisent les violences basées sur le genre. 

Après les échanges,les participants ont émis recommandations suivantes:

  1. Au Gouvernement du BURUNDI :

-Traduire en KIRUNDI la loi N° 1 /03 du 22 septembre 2016 pour en faciliter la dissémination auprès du public,

- Elaborer une loi sur la santé sexuelle et reproductive pour compléter la loi sur les VBGs

-Mettre  en place des mécanismes de protection

- Envisager la Ratification du protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo)

- Mettre en place la prévention des grossesses non désirées chez les victimes des VBGs

- Promouvoir le maintien à l’école des filles victimes des grossesses non désirées,

  1. Aux OSCs :

- Poursuivre la dissémination de la loi au plus grand nombre de femmes  en collaboration avec les medias et les ministères  concernés

  1. Au Parlement :

Analyser la mise en œuvre de la loi telle que prévue

  1. Au Ministère du Genre :

 Partager le rapport annuel avec les parties prenantes afin de faciliter l’application de ladite loi.

L’ABUBEF a organisé une réunion de dialogue national, à l’intention des Organisations de la Société Civile (OSCs) sur l’éducation pour un comportement sexuel et reproductif responsable chez les adolescents et les jeunes, le jeudi 06/09/2018, à l’hôtel Best Out Look, à Bujumbura.

L’objectif était  d’engager un dialogue entre les parties prenantes sur l’éducation pour un comportement sexuel et reproductif responsable des jeunes au Burundi en passant par la dissémination des engagements en rapport avec cette éducation.

Dans son mot d’accueil, Dr Donavine UWIMANA, Directrice Exécutive de l’ABUBEF a fait savoir que dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes, avec l’appui de l’IPPF et de l’UNFPA, l’ABUBEF a été pionnière dans l’intégration des services conviviaux aux jeunes dans ses formations sanitaires.

Toutes fois, elle a signalé, qu’il a été mondialement reconnu que l’offre des services de santé sexuelle et reproductive aux jeunes ne suffit pas lui seul sans l’appui d’un programme fort d’éducation et inclusif ciblant les jeunes scolarisés et non scolarisés et ayant le soutien de tous les secteurs clés en l’occurrence la santé, l’éducation et la jeunesse. Elle a rappeléqu’en2013, le Burundi apris des engagements en faveur de l’éducation sexuelle intégrée des jeunes à côté de 19 autres pays de l’Afrique de l’Est et du Sud et que l’un des rôles de lasociété civile est de s’assurer que ces engagements sont mises en œuvre a travers les politiques et programmes en faveur de l’éducation sexuelle des jeunes au Burundi.

 Mlle Délicia-Jossy DUKERE, Présidente du Mouvement d’Action des Jeunes (MAJ) de l’ABUBEF, a rappelé  que c’est une bonne  opportunité  pour les jeunes d’exprimer leurs  idées et de faire des propositions qui leur permettent que  l’orientation   des politiques et programmes soit réellement centrée sur les besoins réels des  jeunes.

Dans son allocution d’ouverture de la réunion, le Secrétaire Permanent du ministère de la jeunesse, des postesetdes technologies de l’information, Bienvenu IRAKOZE a salué les initiatives de l’ABUBEF d’appuyer les efforts du gouvernement dans l’éducation pour un comportement sexuel et reproductif responsable des jeunes au Burundi. Il a ajouté que cette éducation contribue à la réduction des maladies sexuellemet transmissibles, des grossesses non désirées, des mariages précoces…

 Les  participants ont eu  l’occasion de prendre connaissance des engagements du gouvernement en matière d’éducationsexuelle des jeunes, en l’occurrence l’ Engagements pour une éducation sexuelle complète en Afrique de l’Est et du Sud  de décembre 2013  signés par les ministres de la santé et de l’eduation de 20 pays dont le Burundi en  décembre 2013 a Johannesburg  , le contenu de la  politique de la jeunesse ; les résultats  en matière de la santé sexuelle des adolescents et des jeunes  ainsi que les bonnes pratiques tirés des projet en cours d’exécutions   par les différents intervenants sur terrain.

Apres les échanges, les participants ont émis certaines recommandations suivantes :

  1. Au Gouvernement :

*Metre en place des programmes inclusifsur l’éducation pour un comportement sexuel et reproductif responsable des jeunes au Burundi suivant l’age et adapte au contexte burundais conformément àl’engagement de Johannesburg.

*Evaluer l’état d’avancement des programmes sur les réalisations mises en œuvre par le gouvernement et ses partenaires.

*Partager les données disponibles avec les parties prenantes pour etre utilisées dans la promotion des initiatives et la mobilisation des ressources.

*Mettre à jour des politiques pour prendre en compte des nouveaux défis (usages des drogues, travail du sexe…)

*Faciliter la mise en œuvre des programmes d’offre des services adaptés aux jeunes associés à l’éducation sexuelle intégrée 

  1. AuxOSCs :

*Renforcer les capacités des parents sur l’éducation pour un comportement sexuel et reproductif responsable envers leurs enfants.

*Mettre en place une plateforme de communicationpour appuyer la mise en œuvre et le suivi des engagements pris par le pays.

  1. A tous les partenaires :

Les parents, les éducateurs et les autorités locales et les religieux doivent informer sans tabous la jeunesse en ce qui concerne l’éducation pour un comportement sexuel et reproductif responsable des jeunes au Burundi car beaucoup de jeunes sont victimes du manque d’information.

A la cloture de la réunion, Dr Donavine UWIMANA, Directrice Exécutive de l’ABUBEF a rémercié le ministère de la jeunesse, le ministère de la santé, le ministère de l’éducation, les OSCs et la présidente MAJ de leur présence et d’avoir participé activement dans la réunion et surtout leurs contibutions et recommandations formulées.

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L’Association Burundaise pour le Bien être Familial (ABUBEF) est une Association Sans But Lucratif, dont la mission est d’appuyer les efforts du gouvernement dans la promotion de la santé sexuelle et de la reproduction. Elle a acquis sa personnalité juridique le 21/10/1991 par ordonnance n°550/333 du Ministère de la justice. L'ABUBEF souscrit aux buts et politiques de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) dont elle est membre à part entière depuis 2002. 

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