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En cette date du 10 Décembre 2018 qui marque la fin de la campagne de 16 jours d’activisme contre les Violences faites aux Femmes, l’Association Burundaise pour le Bien Etre Familial, ABUBEF en sigle, se joint à la Communauté Nationale et Internationale dans l’engagement de mettre fin à ce fléau mondial.

Avec Notre vision d’Une société burundaise où chacun, à tout âge, jouit librement, de manière inclusive et sans discrimination, d’une bonne santé sexuelle et reproductive; ABUBEF s’est donnée comme mission de « Promouvoir la santé sexuelle et reproductive ainsi que les droits y afférents, à travers le plaidoyer et l’offre de services de santé sexuelle et reproductive intégrés et de qualité pour tous, en synergie avec le Gouvernement, les partenaires au développement et les autres intervenants, en mettant un accent particulier sur les groupes mal desservis ». ’ 

Nos interventions dans le domaine de la prévention et prise en charge des violences basées sur le genre incluent un plaidoyer politique pour l’élaboration et la mise en œuvre des législations et politiques permettant de lutter efficacement contre les violences basées sur le genre associes ades actions de prévention et prise en charge des victimes et survivants au niveau communautaire et des formations sanitaires ;

Nous voudrions attirer l’attention du public que les violences basées sur le genre ; en particulier les violences sexuelles restent une réalité au Burundi. A titre d’exemple sur le seul exercice 2018 ; ABUBEF a accueilli 84 cas des victimes des Violences sexuelles dont 25 au cours de ces 16 jours d’activisme dans nos 7 cliniques qui se trouvent dans 6 provinces de Bujumbura, Gitega, Kirundo, Muyinga, Ngozi, et Rumonge. Ces survivantes comprennent 11 enfants de moins de 14 ans et 49 jeunes de moins de 25 ans et 23 femmes de 25 à 49 ans :

Compte tenu que la Responsabilité des Etats est d’ Interdire toutes les formes de violence contre les femmes et les filles, de Prévenir, punir et éradiquer la violence contre les femmes et les filles; de Soutenir les femmes et les filles victimes de violence par des services juridiques et médicaux sensibles au genre et Protéger les femmes et les filles contre les abus, le harcèlement sexuel et l'exploitation dans les établissements d'enseignement et sur le lieu de travail, Nous voudrions reconnaitre les efforts du gouvernement du Burundi dans l’élaboration de la loi n°1/03 du 22 septembre 2016 portant prévention des victimes, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre ; qui est un outil important pour la protection des victimes. En octobre 2018 ABUBEF a organisé une réunion de consultation des Organisations de la Société Civile et des femmes leaders sur le contenu de cette loi .nous en avons apprécié le   contenu qui reconnait comme crime les principales violences   tels que sur la violence domestique ; le viol conjugal ; le harcèlement sexuel ainsi que le Traffic humain

Au vu des recommandations issues de cette consultation ; nous aimerions attirer l’attention du Gouvernement ; du public et d’autres parties prenantes que le contenu de cette loi est très peu connu des bénéficiaires, en particulier les femmes qui sont les plus exposées aux violences et que les efforts de dissémination entrepris par les différentes parties prenantes sont limitées principalement par le fait que cette loi n’a pas encore été traduite en langue nationale.En outre ; après analyse du contenu ; le recours de cette loi est aussi limitée par le fait que les mécanismes de protection des plaignants ne sont pas clairement en place et qu’elle doit être soutenue dans un environnement favorable permettant aux femmes d’exercer librement leurs droits sexuels et reproductifs sans coercition. En vue de créer l’environnement favorable, des efforts supplémentaires doivent être faits dans le domaine de l’amélioration des droits des femmes et des filles en domestiquant les instruments internationaux ou régionaux non encore ratifiés par le Burundi tels que le protocole  à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique et en mettant en place une loi spécifique sur la santé de la reproduction qui permettraient   non seulement aux femmes de jouir librement et sans coércition des droits sexuels et reproductifs   mais aussi pourrait explicitement   clarifier les mécanismes de prévention des grossesses non désirées et les avortements à risques chez les victimes des violences basées sur le genre. 

Dans le cadre du dialogue national du 07/9/2018 sur l’éducation pour un comportement Sexuel et Reproductif Responsable chez les jeunes, l’ABUBEF a organisé un panel de discussion animé par les jeunes, le Dimanche 09/9/2108.

Le sujet du jour était : « Défis des jeunes en matière d’éducation pour un comportement Sexuel et Reproductif Responsable »

5 jeunes représentant le mouvement d’action des jeunes de l’ABUBEF (MAJ), la Croix Rouge du Burundi et l’Association des Leaders Unis dans l’Auto-développement ont participé à ce panel.

Au cours des discutions, les  jeunes ont évoqué la culture burundaise comme étant une barrière d’échanges entre parents et enfants sur la sexualité car cette notion est souvent considérée comme tabou ou grossière dans la société burundaise. Cela cause beaucoup de conséquences négatives aux jeunes comme les grossesses non désirées, les mariages précoces, les maladies sexuellement transmissibles, le VIH SIDA…

Ces jeunes ont émis Certaines recommandations :

  1. Aux parents :

-Les parents sont appelés à discuter avec leurs enfants sur la santé sexuelle et reproductive

  1. Au Gouvernement du BURUNDI :

-Mettre en place des clubs de discussions en milieu scolaire et  dans la communauté,

- Promouvoir la scolarisation des jeunes filles y compris même les filles-mères,

- Mettre en place une loi sur la santé sexuelle et reproductive

  1. Aux OSCs 

Multiplier les panels, les formations, les ateliers ou les discussions sur la santé sexuelle et reproductive responsable en langue maternelle.

 

 

 

En date du 07 septembre 2018, l’ABUBEF a organisé une réunion de consultation des Organisation de la Société Civiles (OSCs) et des Femmes Leaders sur la loi sur les violences basées sur le genre (VBGs), à l’Hôtel Best OutlookHôtelà BUJUMBURA.

Dans son mot d’accueil, la Directrice Exécutive de l’ABUBEF, Dr Donavine UWIMANA a indiqué que  cette réunion a comme objectif de promouvoir la mise en œuvre de la loi N°1 /03 du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des VBGs.

A son tour, le secrétaire permanant du ministère des droits, de la personne humaine et des affaires sociales et du Genre, Félix NGENDABANYIKWA qui a ouvert solennellement cette réunion, a apprécié les travaux de l’ABUBEF en matière de lutte contre les VBGs. Il a déclaré que, la lutte contre les VBGs exige une mise en commun des efforts detous les acteurs sans réserves. Il a dit qu’appréhender lephénomène des VBGs n’est pas un exercice à la portée de n’importe qui. Il est d’autant complexe qu’il est multiforme et n’épargne aucune couche sociale, aucun n’individu quelque soit son âge ou son statut dans la société car elles peuvent être physique verbal sexuel ou moral.

Il a ajouté que les VBGs sont une menace de tous les instants, avec des conséquences dramatiques sur l’équilibresociétal. Félix NGENDABANYIKWA a dit que les VBGs freinent le progrès vers le développement, particulièrement celui des femmes et des filles qui constituent souvent la majorité des victimes. Il a précisé que les données disponibles au Ministère sont significatives a ce sujet : en 2015, 79.75% des victimes des VBGs étaient des femmes, en 2016,17 782 sur 22491 étaient des femmes, en 2017, 17072 sur 21329 étaient de sexe et 2018 pendant e 1er semestre 7960 sur 9593 sont des femmes. Venir à bout de ce fléau requiert des changements de comportement.

 Le représentant du Ministère du Genre  a partagé le contenu du plan stratégique National de lutte contre les VBs (2018-2022 :quelques défis ont été identifiés dans le phénomène des VBGs au BURUNDI notamment : les barrières socio-culturelles, application du principe de tolérance zéro, l’offre d’une assistance juridique reçu , l’absence de  mécanismes clairs  de protection des témoins, le renforcement des corps de police/sécurité en matière de la lutte contre les VBGs et la mobilisation et l’engagement contre les VBs.

 La DirectriceExécutive de ABUBEF aensuite partagéle contenu du rapport sur la situation de la femme africaine publiéepar l’Institut de Médecine Tropicale d’Amsterdam en partenariatavec IPPFqui analyseentre autres le contenu des législationsnationales enmatière de prévention et de lutte contre les VBG notamment à travers4indicateursclés (les violences domestiques ; la criminalisation des violences conjugales, le harcèlement sexuel et letrafic des êtres humains.

Les participants ontpris connaissance du contenu de la loi de la loi N°1/03 du 22 Septembre 2016 portant prévention des victimes, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre. Il a été constaté que la loi répond aux4indicateurs clés mais quele fait que la loi soit en français limite l’appropriation du contenu par son utilisation par ceux-là qu’elle est censée protéger. En outre ; Il aaussi étéconstatéquelaloi nécessite d’être appuyé pard’autresdispositions qui devraient être inscrit dansune loi spécifique santé de la reproduction qui n’existe pas pour le moment auBurundi.Une autre limitation vient du fait que certainsinstruments importantsen matière des droits des femmes tels que le protocole ont la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (protocole de Maputo)ne sont pas encore ratifiés ou élaborés s par le Burundi) cequi favorise le maintien des équilibres genres qui favorisent les violences basées sur le genre. 

Après les échanges,les participants ont émis recommandations suivantes:

  1. Au Gouvernement du BURUNDI :

-Traduire en KIRUNDI la loi N° 1 /03 du 22 septembre 2016 pour en faciliter la dissémination auprès du public,

- Elaborer une loi sur la santé sexuelle et reproductive pour compléter la loi sur les VBGs

-Mettre  en place des mécanismes de protection

- Envisager la Ratification du protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo)

- Mettre en place la prévention des grossesses non désirées chez les victimes des VBGs

- Promouvoir le maintien à l’école des filles victimes des grossesses non désirées,

  1. Aux OSCs :

- Poursuivre la dissémination de la loi au plus grand nombre de femmes  en collaboration avec les medias et les ministères  concernés

  1. Au Parlement :

Analyser la mise en œuvre de la loi telle que prévue

  1. Au Ministère du Genre :

 Partager le rapport annuel avec les parties prenantes afin de faciliter l’application de ladite loi.

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L’Association Burundaise pour le Bien être Familial (ABUBEF) est une Association Sans But Lucratif, dont la mission est d’appuyer les efforts du gouvernement dans la promotion de la santé sexuelle et de la reproduction. Elle a acquis sa personnalité juridique le 21/10/1991 par ordonnance n°550/333 du Ministère de la justice. L'ABUBEF souscrit aux buts et politiques de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) dont elle est membre à part entière depuis 2002. 

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